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Colonne de Juillet
sur la place de la Bastille
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Le Génie de la Liberté
La colonne de Juillet est une colonne de 46,3 m
élevée
sur la place de la Bastille à Paris (48°51'11.31?N
02°22'08.71?E / 48.8531417, 2.3690861), en
commémoration des
Trois Glorieuses. Ces trois journées de la
révolution de
juillet 1830 amenèrent la chute de Charles X et de la
monarchie
absolue, et l'instauration de la monarchie constitutionnelle, avec le
règne de Louis-Philippe Ier, duc d'Orléans,
devenu roi
des Français (Monarchie de Juillet).
Elle n'est donc pas érigée en
commémoration des
évènements révolutionnaires de 1789
(Prise de la
Bastille) comme certains le pensent.
Sur une plaque, au bas de la colonne, il est écrit :
« À la gloire des citoyens français qui
s'armèrent et combattirent pour la défense des
libertés publiques dans les mémorables
journées
des 27, 28, 29 juillet 1830. »
Le fût en bronze de la colonne porte gravés les
noms des
504 victimes des journées révolutionnaires de
juillet.
Dès 1792, l'érection d'un monument à
l'emplacement
de la Bastille détruite était
envisagé. Le
monument finalement choisi quarante ans plus tard, inspiré
par
la colonne Trajane de Rome, fut techniquement conçu par
l'architecte Jean-Antoine Alavoine à la suite de la
décision de Louis-Philippe en 1833, et construit et
décoré en 1839 par l'architecte Louis Duc ; il
fut
inauguré en 1840.
La colonne de Juillet repose sur un piédestal circulaire en
marbre blanc. Ce socle a la forme du bassin circulaire qui avait
été réalisé sous le Premier
Empire afin
d'accueillir une fontaine avec une sculpture
d'éléphant
en son centre. Une maquette en plâtre à
l'échelle
fut installée mais la sculpture définitive ne fut
jamais
réalisée, faute de crédits en raison
des guerres.
Victor Hugo évoque cette maquette dans Les
Misérables.
Le sommet de la colonne est orné d'une sculpture en bronze
doré d'Auguste Dumont : le Génie de la
Liberté.
Dans les fondations furent aménagés des caveaux
funéraires destinés à abriter les
dépouilles des 504 victimes des journées
révolutionnaires de 1830. Véritable ossuaire, le
sous-sol
de la colonne reçut aussi près de 200 corps de la
Révolution de 1848
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