Architecture et Urbanisme
Le Panthéon est un monument de style
néo-classique
situé sur la montagne Sainte-Geneviève, dans le
5e
arrondissement de Paris, au cœur du quartier latin. Il est
entouré notamment par l'église
Saint-Étienne-du-Mont, la bibliothèque
Sainte-Geneviève, l'université de Paris I
(Panthéon-Sorbonne), l'université de Paris II
(Panthéon-Assas), la mairie du 5e arrondissement et le
lycée Henri-IV. La rue Soufflot lui dessine une perspective
à partir du jardin du Luxembourg.
Construit à l'origine au XVIIIe siècle comme une
église pour abriter la châsse de sainte
Geneviève,
ce monument a maintenant vocation à honorer des personnages
et
rappeler des événements ayant marqué
l'histoire de
France.
Ses différentes destinations successives, sa
décoration,
les inscriptions et les symboles qui y figurent, permettent de
parcourir la construction — lente et contrastée
— de
la nation française.
Ce monument est ouvert au public et géré par le
Centre des monuments nationaux.
Tout commence par une église…
Intérieur du PanthéonEn 1744, se trouvant
à Metz
et souffrant d’une grave maladie, Louis XV fait le
vœu,
s’il survit, de créer une église
dédiée à sainte
Geneviève[1].
Rétabli et de retour à Paris, il charge le
marquis de
Marigny, directeur général des
bâtiments,
d'édifier l'église en lieu et place de
l’ancienne
abbaye Sainte-Geneviève, alors en ruine. En 1755, le marquis
de
Marigny confie la responsabilité des plans à
l’architecte Jacques-Germain Soufflot.
Les fondations sont creusées dès 1758. Louis XV
pose la
première pierre le 6 septembre 1764, devant une grandiose
préfiguration : le futur portail figure peint et
représenté grandeur nature, comme un
décor en
toile tendu sur une charpente ; l'œuvre est due à
Pierre-Antoine Demachy.
Cependant des difficultés financières et la mort
de
Soufflot en 1780 retardent la construction de l'édifice. Il
n'est finalement achevé qu'en 1790, par les
associés de
Soufflot : Jean-Baptiste Rondelet et Maximilien Brébion.
De l'église catholique au temple républicain
Fronton où est inscrite la devise du
PanthéonEntre 1791
et 1793, le bâtiment est profondément
modifié par
Quatremère de Quincy qui lui donne son apparence actuelle
pour
qu'il devienne un panthéon, c'est-à-dire un
monument
laïque consacré à la mémoire
des grands
hommes de la nation. En effet la Révolution a
éclaté entre temps et sur la proposition de
Claude-Emmanuel de Pastoret, l’Assemblée nationale
décide, par un décret du 4 avril 1791,
d’utiliser
l’édifice qui vient d'être
achevé et n'est
pas encore consacré comme église, afin qu'il
serve de
nécropole aux personnalités exceptionnelles qui
contribueront à la grandeur de la France : que le temple de
la
religion devienne le temple de la patrie, que la tombe d'un grand homme
devienne l'autel de la liberté. Il est nommé
«
Panthéon français » et est
modifié en ce
sens. Au fronton, est placée l’inscription
suggérée par Pastoret : « Aux grands
hommes, la
patrie reconnaissante » .
En savoir plus :
http://www.pantheon.monuments-nationaux.fr